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Une nouvelle étape pour l’ agriculture biologique

Une nouvelle étape pour l’ agriculture biologique

Michel Boulai, agriculteur à Azé, revient sur l’histoire et surtout l’avenir du bio dans le secteur agricole.

 

«L’histoire de l’ agriculture biologique (AB) a traversé plusieurs vagues. Les années 1960, avec des installations très marginales, représentaient un certain rejet de la société, avec une approche très communautaire.

 

Les années 1980 voient des agriculteurs se convertir un peu partout sur le territoire dans une démarche plus ouverte. Ils cherchent à démarginaliser ce mode de production en créant des partenariats avec les chambres d’agriculture. La certification se met en place, les producteurs et les consommateurs affirment leur rôle majeur dans cette mutation.

 

Vingt ans après, soit les années 2000, une nouvelle vague de conversion arrive, peut-être moins militante et portée par des aides à la conversion. Beaucoup ont qualifié ces agriculteurs d’opportunistes, mais force est de constater que peu sont revenus au système conventionnel.

 

Malgré tout, nous ne sommes encore que 7% (deux fois moins en Loir-et-Cher) des exploitations à pratiquer ce mode de production en France, soit 5% de la surface agricole
Pourtant, aujourd’hui, le contexte a considérablement changé. L’est opinion publique de plus en plus sensible aux questions environnementales. El les agriculteurs ne sont pas sans s’interroger sur ce système productiviste sans fin, avec un marché alimentaire qui affiche une croissance à deux chiffres en 2016. Avec un fait marquant : l’intérêt que porte subitement la grande distribution à ce secteur.

 

Cependant, l’agriculture bio ne répond pas seulement à des critères de marché. Elle représente une autre orientation en termes d’aménagement du territoire, avec plus de valorisation locale, plus d’emplois, plus d’environnement. Privilégiant aussi l’autonomie alimentaire de chaque pays plutôt que le mythe de vouloir nourrir le monde créant des dépendances sources de conflit et de concurrences qui viennent mettre à mal les productions locales.

 

L’ agriculture bio nous ramène aux fondamentaux du métier de paysan : la connaissance parfaite des sols, le sens de l’observation, les équilibres animaux/végétaux. En cela l’agronomie est fondamentale à travers notamment le degré de vie microbienne du sol. Des initiatives apparaissent ici et là sur les territoires, illustrant la prise de conscience. A Danzé, par exemple, une plateforme expérimentale vient d’être mise en place où sont testées les diverses techniques de binage, les conséquences agronomiques des sols, etc.
Car, dans le domaine de la recherche, tout reste à faire, que ce soit sur les nouvelles techniques de précision, l’adaptation des semences, l’intérêt des mélanges avec la complémentarité entre plantes.

 

Ce sera peut-être la nouvelle étape de l’agriculture bio : une demande sociétale qui fait pression, une agriculture qui évolue et des résultats environnementaux enfin accrus.»

 

Michel Boulai


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