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Des hôteliers très remontés

Des hôteliers très remontés

A l’hôtel-brasserie du Capricorne, à Vendôme, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) et le Groupements des chaines hôtelières (GNC) réunissaient ses adhérents et la presse pour présenter des mesures tournées vers les municipalités afin de soutenir l’activité en berne.

 

Depuis maintenant deux ans, l’UMIH et le GNC alertent sur la perte de leur chiffre d’affaires liée à la location de meublés à la nuitée via les plateformes comme Airbnb, Expedia ou Abritel pour ne citer qu’elles. Ils souhaitent faire adopter des dispositions pour encadrer ce développement sauvage. «Notre seul objectif est l’équité et la transparence vis-à-vis des clients», soulignait Laurent Ciarka, vice-président de l’UMIH41 branche hôtelière.

 

Ces deux organisations professionnelles, qui représentent 77 % des entreprises du secteur, ont porté dans la loi pour une république numérique et la loi de finance quatre propositions: L’obligation de délivrer un numéro d’enregistrement pour les locations qui devra figurer sur les annonces ; l’identification du loueur particulier comme professionnel ; la limitation à 120 jours/an de location de son bien ; et la transmission automatique par les plateformes collaboratives à l’administration fiscale des revenus des utilisateurs. «Seul le numéro d’enregistrement obligatoire délivré par les mairies a été validé, et encore pour les villes de plus de 200 000 personnes. Nous souhaiterions que ce décret soit appliqué à toutes les villes et villages quel que soit le nombre d’administrés», tempête Laurent Ciarka.

 

Une concurrence déloyale

Aujourd’hui l’UMIH et le GNC lancent un appel à destination des communes avec un kit pour la mise en place de l’enregistrement des offres pour plus de transparence. «Avec ce numéro d’enregistrement, il y aura l’identité du loueur, son adresse, son statut de résidence principale ou secondaire, le nombre de lits, de pièces du logement. Une meilleure équité en somme entre tous les acteurs de l’hébergement. Les communes auront ainsi une lisibilité de l’ensemble de l’offre d’hébergement et contrôleront les taxes de séjour avec une nouvelle ressource financière», souligne l’hôtelier. Car même si les hôteliers commencent à s’organiser contre cette concurrence déloyale, ils ne sont pas opposés à ce type d’hébergement, bien au contraire, mais ils souhaitent simplement que les normes et les taxes qui leur sont imposées, le soient pour tous.

 

UMIH 41, Maison des Entreprises,
16, rue de la Vallée-Maillard, Blois.
Tél. : 02 54 74 78 11 ou umih-41.fr


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