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Hugo Couturier présente : «Garçon, l’interview !»

Hugo Couturier présente : «Garçon, l’interview !»

Fini le journalisme à la «papa», adieu stylos, bloc-notes et caméra. Les nouvelles technologies bousculent les métiers, y compris dans les rédactions de presse. Le jeune Hugo Couturier s’est téléporté à Paris pour se former au nouveau journalisme.

Portrait d’un jeune confrère en devenir.

Bouille tout en rondeur, l’œil allumé, béret vissé sur la tête, mais surtout la langue bien pendue. Un «bon client» pour une interview, comme on dit dans le jargon. Originaire de Thoré-la-Rochette, à 18 ans, après un Bac ES avec mention, Hugo Couturier a quitté le lycée Ronsard pour intégrer en octobre dernier un premier cycle dans une école de presse à Levallois-Perret (92). Des allers-retours Vendôme-Paris et le début d’un parcours du combattant qui s’étirera sur trois années, ponctuées de stages en immersion et d’examens de contrôle. Mais une école de journalisme, ça se mérite. D’abord avec un concours d’entrée, première marche où les aspirants se doivent de briller et de convaincre le jury : culture générale, anglais, rédactionnel, entretien oral… Haut la main pour le jeune Hugo, admis avec une moyenne de 17/20. Ça, c’est fait… Reste à tenir sur la longueur pour accéder au Graal de la grande presse, des radios et des chaînes de télé.

Et le gamin a déjà pris de l’avance. D’abord en choisissant l’EFJ, un établissement de formation qui affiche comme devise «L’école du nouveau journalisme». Où on apprend aux futures cartes de presse à réaliser et à monter leurs reportages avec juste un téléphone portable, le concept du «mojo», pour mobile journalism. Où on décrypte en parallèle les dessous de l’économie des médias ou encore le travail sur le Data, les données numériques. Des matières jusque-là très peu enseignées dans les grandes écoles traditionnelles, comme l’ESJ de Lille ou le CSJ Paris. Mais le virage est bien là, et Jacques Rosselin, directeur de l’EFJ et co-fondateur de l’hebdo Courrier International, l’a amorcé pour livrer sur le marché compliqué de l’emploi des apprentis rompus à ces technologies grandissantes et désormais incontournables.

De Cauet à Yann Barthès…

Le bon choix en termes d’école, certes, mais aussi la constitution d’un véritable réseau, indispensable pour multiplier ses chances de se faire repérer et d’accéder aux opportunités qui transitent essentiellement dans la profession par le bouche à oreille. Et ça, Hugo sait faire aussi. Une offre de stage en discussion à La Nouvelle Edition (LNE), de Daphné Bürki, des contacts avec l’animateur Cauet ou Thomas Thouroude, pour l’émission AcTualiTy, et même chez le cultissime Yann Barthès, Hugo est sur tous les plateaux. Même si son appétence pour la presse écrite a commencé dès 2013, en seconde, par la création du journal papier du lycée, dont il a été l’initiateur, pointent en filigrane des velléités de présentateur télé. Et une réactivité avérée à l’information. Pour preuve, ses «Breaking News», à l’américaine, qu’il publie en flux continu sur sa page Facebook. Ou encore sa chaîne YouTube, «Garçon l’interview», très bon titre par ailleurs… Malgré ses penchants marqués pour l’audiovisuel, le jeune Hugo confie «aimer la presse papier», archiver les unes historiques des journaux, avoir été abonné au Petit Quotidien, le magazine d’infos pour enfants et adolescents. Il avoue cependant avoir eu la révélation pour cette orientation tardivement, à la défaveur des attentats de Charlie Hebdo, où devant le désarroi de sa maman, fan du regretté Wolinski, assassiné dans les locaux du journal le 7 janvier 2015, il s’est mis à relayer frénétiquement la triste pluie de dépêches qui inondait les médias.

Un jeune journaliste à qui l’on souhaite de faire ses premières armes loin de cette actualité éprouvante. Et dont on espère mirer la bouille sympathique très vite sur les grands médias de divertissement. Bon vent cher confrère, et bienvenue au club.

Jean-Michel Véry

Jean-Michel Véry

Journaliste à Politis, à Europe 1, au Petit Vendomois, rédacteur "tourisme" à Néoplanète, pigiste au Figaro et à l'Optimun.


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